KEGREA – Rust Memory

Exposition du 16 juin au 14 juillet 2019.

En 2019, Les Modillons lancent un cycle de projets artistiques sur la thématique de l’effondrement. La problématique de l’effondrement est à comprendre dans une perspective ouverte faisant également référence à des questionnements parallèles tels que l’anthropocène ou les théories d’économies critiques.

Nous  souhaitons aborder cette thématique par le biais artistique car nous sommes convaincus que les artistes ont un rôle essentiel à jouer dans la construction d’un récit, d’une fiction, d’une nouvelle proposition pour questionner la problématique et amener une prise de conscience individuelle et collective. Nous avons retenu la proposition artistique de KEGREA, artiste installé sur le territoire du GrandAngoulême.

KEGREA SITEKEGREA présente un travail de mémoire sur une casse à l’ancienne, sanctuaire de la rouille et de la tôle froissée, hors du temps… Il souhaite rendre hommage aux personnes qui ont depuis des décennies, fait vivre cet endroit magique et intemporel.

A partir des photographies de famille des propriétaires, il retrace leur histoire par ses peintures figuratives sur toiles ou sur carrosseries, photographies, vidéos comme making of de ses déambulations à la casse en tant qu’observateur discret de ce monde singulier.

Sa production nous interpelle et nous questionne sur le paradoxe du mythe de la voiture lié aux questions environnementales posées par une casse.

Cette exposition est soutenue par le Département de La Charente et le GrandAngoulême.

Lire l’article de la Charente Libre du 15 juin 2019

Lire l’article de Sud Ouest du 15 juin 2019

Écouter l’émission décalée de l’Office de Tourisme d’Angoulême sur Radio Attitude

La casse DOGIMONT, un univers touchant et brut

casseLa casse DOGIMONT se situe à Fléac, elle renferme une centaine de voitures, pour la plupart assez anciennes. Gisant là, sur l’herbe depuis plusieurs décennies, elles attendent que la corrosion les ronge ou de partir à la ferraille. La casse est un cimetière qui renferme des milliers de souvenirs, de secrets, emprisonnés dans chacune de ces voitures.

KEGREA aime particulièrement cette casse de part sa diversité de formes, de couleurs, d’installations, de détails. Tout l’inspire, que ce soit le labyrinthe de véhicules mais aussi la vie des personnes qui y travaillent et la font vivre depuis plus de cinquante ans.

Il a commencé à fréquenter ce lieu il y a maintenant trois ans, pour y faire des photographies puis a eu l’autorisation d’y peindre. Avec le temps, il a sympathisé avec les propriétaires ainsi qu’avec les personnes qui gravitent autour de la casse. Il a été accepté et a donc pu y peindre librement et découper des pièces de carrosserie. Intrigués par ses interventions, ils ont fini par apprécier que ces véhicules, posés ici depuis des années, soient peints et sublimés grâce à sa créativité.

La voiture et son symbolisme

La voiture particulière cultive un paradoxe ! La voiture est devenue un objet de culte, on la personnalise, on en prend grand soin, on lui prête une âme… Elle exprime un symbole de liberté, de rêve notamment depuis les années 60 avec les roads trips et la fameuse Route 66 aux Etats-Unis.

La voiture est l’objet d’évasion du 20e siècle. Chaque véhicule témoigne d’une époque, de moments de vie. Ces épaves sont des témoins du temps qui passe, de la matière qui se décompose. Elles sont à l’image de l’homme, des corps qui s’usent, s’abîment, vieillissent et meurent. Des 4CV, des 403, des DS rongées par la rouille côtoient des AX, des R5 et des Audi100.  Un sanctuaire où les véhicules d’une autre époque viennent finir leur vie pour être désossés, démontés et laisser le temps faire son œuvre.

maurice web

BIOGRAPHIE DE L’ARTISTE

KEGREA, né en 1988, vit et travaille à Angoulême. Instagram/Kegrea

Artiste plasticien, KEGREA travaille à la collecte de traces, de documents, de photographies de lieux, de personnes, tous devenus invisibles. La matière trouvée est un point de départ pour lui redonner vie et sauver une part d’humanité de l’oubli. L’histoire devient un matériau comme la toile ou la couleur. Il conjure l’inexorable qui touche chacun de nous dans son expérience du temps avec la perte de la singularité. Il nous plonge dans une mélancolie salutaire qui nous questionne sans cesse sur la fragilité de notre existence ainsi que sur notre rapport à l’environnement. C’est un travail de mémoire, d’ethnologie, d’archéologie contemporaine qui se traduit en peinture ou sous toute autre forme créatrice.

Informations pratiques

  • Vernissage le vendredi 14 juin de 18h à 21h en présence de l’artiste.
  • Exposition du 16 juin au 14 juillet 2019 – les dimanches de 15h à 19h et les vendredis de 15h à 18h (entrée libre).

 

AFFICHE KEGREA_OK

 

 

 

 

 

 

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